Conférences 2027
Des thématiques au cœur du programme pour comprendre comment les forces vivent, se déplacent, combattent et durent en montagne et par grand froid.
Le Sommet International des Troupes de Montagne et des opérations grand froid (SITM) se tient les 10 et 11 février 2027 à Grenoble, en partenariat avec la 27e brigade d’infanterie de montagne. Ce rendez-vous international réunit des acteurs militaires, institutionnels et industriels de plusieurs nations autour des enjeux opérationnels propres aux environnements montagneux, arctiques et isolés.
Huit tables rondes structureront les échanges, complétées par des keynotes, RETEX et des ateliers. Elles croiseront expériences alliées, besoins opérationnels et innovations autour d’un même enjeux : préparer des forces capables de combattre ensemble, de conserver leur autonomie et de durer dans des environnements extrêmes.
Les huit thématiques en un coup d’œil
- Cultures stratégiques des pays nordiques : quatre modèles face au Grand Nord
Danemark, Finlande, Suède et Norvège partagent désormais la même architecture de défense collective.
Mais leurs géographies et leurs missions diffèrent : défense dans la profondeur, approches maritimes, souveraineté arctique, accueil des renforts alliés.
Les pays nordiques partagent-ils désormais une culture stratégique commune, ou leurs différences nationales structurent-elles encore leur façon de combattre ?
- Combat décentralisé, intelligence artificielle et robotisation : rester efficace sans communication
Lorsque les unités sont dispersés et les communications brouillées ou interrompues, l’IA et les systèmes robotisés peuvent renforcer l’autonomie et réduire l’exposition des combattants. Leur intégration soulève pour autant des questions doctrinales ainsi qu’opérationnelles que l’exemple ukrainien permettra d’analyser.
La guerre en Ukraine, marquée par l’emploi massif de drones, l’adaptation rapide des systèmes et une forte décentralisation de la décision, permettra d’interroger l’écart entre promesse technologique et réalité du terrain : jusqu’où déléguer la décision notamment sur des territoires isolés ?
Dans quelle mesure l’IA et la robotisation renforcent elles l’efficacité d’unités isolées/décentralisées qui ne peuvent plus communiquer ?
- Projeter la force en environnement extrême : de l’aéroporté à l’amphibie
Projeter une force en environnement extrême suppose de déployer vite, prendre pied sur un théâtre difficile d’accès et tenir jusqu’à l’arrivée de renforts.
Ces opérations reposent sur la combinaison de modes d’actions complémentaires (aéroporté, aéromobile, amphibie et opérations spéciales) et sur la coordination étroite des composantes terrestre, aérienne et maritime. Leur réussite dépend autant de cette articulation interarmées et interalliées que de l’autonomie des premières unités engagées.
Comment projeter rapidement une force par air ou par mer tout en préservant sa capacité à manœuvrer et à combattre ?
- Interopérabilité tactique en montagne et par grand froid : combattre ensemble à chaque échelon
En montagne et par grand froid, l’interopérabilité entre forces alliées se construit et se vérifie à chaque échelon tactique.
Distances, relief, météo et réseaux dégradés mettent à l’épreuve les procédures alliées. Les exercices alliés récents, d’Arctic Sentry à Cold Response, révèlent ce qui fonctionne et les frictions qui persistent.
Que démontrent les exercices récents sur la coordination des échelons tactiques, et quels enjeux sont propres à chacun ?
- Kill web en environnement dégradé : du capteur à l’effecteur, entre alliés
Le kill web relie en réseau capteurs, systèmes de commandement et effecteurs afin d’accélérer de détection , la décision et l’engagement. Son efficacité dépend pourtant de sa capacité à continuer de fonctionner malgré le brouillage, la perte d’un capteur ou la fragmentation des systèmes alliés.
Comment maintenir la continuité de la détection, de la décision et de l’engagement quand les communications rompent ?
- Manœuvrer et durer dans le froid : mobilité, maintenance et autonomie des véhicules militaires
En grand froid, la capacité d’une unité à manœuvrer dépend autant des performances d’un véhicule que de sa capacité à rester disponible loin des infrastructures de soutien.
Gel, dénivelé et approvisionnement difficile mettent les matériels à l’épreuve. Le retour d’expérience du VBMH et la conception du futur véhicule haute mobilité (VHM) permettent d’interroger les innovations et les compromis nécessaires pour concilier mobilité, protection, maintenabilité et autonomie.
Comment garantir la mobilité, la disponibilité et l’autonomie des véhicules militaires en grand froid ?
- Préserver le combattant sous pression et en situation d’isolement
Le froid, l’altitude, la fatigue et l’isolement altèrent les capacités physiques et cognitives du combattant.
Loin de tout soutien, les préserver devient une condition de l’efficacité opérationnelle. Les unités spécialisées ont développé des savoir-faire pour durer dans ces conditions.
Comment préserver les capacités physiques et cognitives du combattant engagé dans la durée et en situation d’isolement ?
- Soutenir et durer : préparer un engagement majeur sur le flanc Nord-Est de l’OTAN
Projeter rapidement une force de suffit pas : encore faut-il pouvoir l’accueillir, la soutenir et maintenir son rythme opérationnel.
Accueillir des renforts suppose une répartition claire des rôles entre nation hôte, nations contributrices et commandement multinational. Cette capacité se prépare dès le temps de paix, à travers le prépositionnement de stocks, des accords de soutien et une planification anticipée. Distances, infrastructures, stocks, maintenance et coordination entre nations hôtes et contributrices deviennent alors des facteurs déterminants.
Comment garantir l’accueil et le soutien d’une force alliée sur le flanc Nord-Est, et le maintenir dans la durée ?